04.11.2006

La parabole du Vitrail


Un vitrail dans la nuit est un mur opaque,
aussi sombre que la pierre
dans laquelle il est enchâssé.

Il faut la lumière
pour faire chanter la symphonie des couleurs
dont les rapports constituent sa musique.

 

 

 C'est en vain que l'on décrirait ses couleurs,
c'est en vain que l'on décrirait le soleil
qui les fait vivre.

On ne connaît l'enchantement du vitrail
qu'en l'exposant à la lumière qui le révèle
en transparaissant à travers sa mosaïque de verre.

Notre nature est le vitrail enseveli dans la nuit

Notre personnalité est le jour qui l'éclaire et qui allume en elle un foyer de lumière.

 

 

 

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La Visitation

 

 

Mais ce jour n'a pas sa source en nous.
Il émane du soleil,
du Soleil vivant qui est la Vérité en personne.

C'est ce Soleil vivant que les hommes cherchent
dans leurs ténèbres.

Ne leur parlons pas du Soleil, cela ne leur servira de rien.

Communiquons-leur sa présence
en effaçant en nous tout ce qui n'est pas de Lui.

 

 

Si son jour se lève en eux,
ils connaîtront qui Il est
et qui ils sont
dans le chant de leur vitrail.

La vie naît de la VIE.

 

 

Si elle jaillit en nous
de sa source divine clairement manifestée,
qui refusera de s'abreuver à cette source
en l'ayant reconnue
comme la Vie de sa vie  ?

 

 

Maurice Zundel

 

 

 

 

C'est sur cette belle prière que je vous laisse, frères et soeurs dans le Christ, frères et soeurs en humanité, jusqu'au 20 décembre à peu près car voici que la rentrée approche. Je vous souhaite un très bel avent d'ici là et sachez que je vous compte dans ma prière quotidienne.

En Christ,

Aelred

02.11.2006

In Paradisum

 

 

In Paradisum deducant Angeli, in tuo adventu suscipiant te martyres, et perducant te in civitatem sanctam Jerusalem.

 

 Chorus Angelorum te suscipiat, et cum Lazaro quondam paupere aeternam habeas requiem.

 

 

 

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Qu'au paradis te conduisent les Anges ; qu'à ton arrivée t'accueillent les Martyrs, et qu'ils t'introduisent en Jérusalem, la cité sainte.

 

Sois reçue par le chœur angélique ; qu'avec Lazare, jadis pauvre, soit à toi l'éternel repos.

 

 

 

(Antienne de la messe de Requiem du Missel Romain de St Pie V)

 

 

Pour accompagner ce beau message d'espérance que chante la liturgie aujourd'hui, je vous propose de l'écouter dans la version qu'en donne Maurice Duruflé, compositeur et organiste réputé, dans sa fameuse messe de requiem interprétée ici par les choeurs de la paroisse anglo-catholique St Clement (Philadelphie).


podcast

01.11.2006

La Joie et le sourire

 

    Très belle fête de la Toussaint à toutes et à tous. Aujourd'hui à la messe nous avons entendu l'Evangile des Béatitudes qui nous invitait au bonheur.

En guise de commentaire, je souhaitais vous soumettre ce très beau texte de Maurice Zundel sur la Joie et le sourire. C'est certainement le secret des saints, être le sourire de Dieu pour leurs frères.

 

 

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    La plus grande puissance du monde, c'est le sourire. C'est du sourire que nous vivons, comme c'est de l'absence du sourire que nous mourons. Là où il n'y a pas de sourire, la vie s'éteint. Où il y a le sourire, la vie prospère. Il est clair que si le sourire vous est offert et qu'il rencontre un visage fermé, il ne peut plus rien. Si on ne répond pas à cette intimité, rien ne se passe.

 

Autant le sourire est puissant s'il est reçu, autant il ne peut rien s'il rencontre un visage fermé. Gardez cette image du sourire qui est la seule image véritable de la Puissance divine. Vous comprendrez que Dieu soit à la fois la source de toute vie et qu'il soit le Dieu crucifié.

 

Si vous êtes le sourire de Dieu, si ce sourire accueille quiconque entrouvre votre porte, la vie renaîtra.Il importe essentiellement à la réalisation de notre mission d'en faire une moisson de joie, de joie pour les autres d'abord, bien sûr, de joie pour Dieu, au premier chef, et de joie pour nous.Le plus grand miracle, c'est peut-être de donner la joie à un être qui a de la peine. C'est le seul miracle que Dieu attend de nous: la diffusion de la joie.

  

La joie tend à devenir l’état habituel de l’âme contemplative qui célèbre une fête continue, reflet de la célébration éternelle.

 

 La joie brûle sans se consumer dans le cœur des amis de Dieu. Dans le fond de son cœur elle jaillit à la pensée du bien aimé, comme un feu de joie pétillant et clair.

  Dans la croix, c’est  l’amour éternel qui étend les bras vers nous, c’est notre présence au plus intime de nous-mêmes, blessée en nous et pour nous, qui veut être restituée ou plutôt qui veut nous rendre présents à elle-même afin que le trésor infini qu’elle constitue, devienne vraiment pour nous la source de toutes les joies et l’espace où notre liberté respire.

Je vous ai dit ces choses pour que ma joie soit en vous et que votre joie soit parfaite”(Jn 15, 11).

 

 

La joie de Dieu dont parle Augustin lorsqu’il dit: “et ipsa beata vita gaudere a te, de te, propter te” ( « et voilà le bonheur, la joie qui va vers toi, de toi, pour toi»).

 

 

 Maurice Zundel


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