24.02.2007
Marcher en fils de Lumière
Le temps du Carême est un moment privilégié pour oublier notre rythme de vie effréné pour laisser la respiration divine nous envahir et nous donner le repos.
Bien souvent nous sommes pressés, nous voulons tout, tout de suite. Comment faire confiance à la Providence dans cet état d'esprit là ? Pour ma part, je m'aperçois de la vanité et de l'inutilité d'une telle démarche. Alors j'essaie d'être vigilant pendant ce Carême à laisser le Christ agir. C'est dur mais à chaque petite victoire sur son égoïsme on découvre combien le Seigneur ne cherche pas à nous frustrer mais au contraire à nous élever vers Lui.
Puissions nous découvrir chaque jour ce Visage du Christ sans cesse renouvelé, sans cesse inattendu, éternellement jeune. J'aime beaucoup les prières de préparation à l'Eucharistie de l'ancienne liturgie tirées du psaume 42.
Et introibo ad altare Dei
Ad Deum qui laetificat juventutem meam.
J'irai à l'autel de Dieu
du Dieu qui fait la joie de ma jeunesse.
Elles résument à merveille notre quête permanente de la Vérité, de cette Vérité qui est le visage du Dieu de lumière. Alors accueillons chaque jour un peu de sa Lumière, partons sur ce chemin de Dieu avec la certitude de rencontrer chaque jour une facette de ce Visage. Ne réclamons pas plus que ce que Dieu nous donne. Ayons confiance en la Providence.
Voici un cantique rédigé par le cardinal Newman au moment où il se débattait contre les ténèbres avec toute son aspiration vers la Lumière de la Vérité.
Conduis-moi, O très douce Lumière, dans les ténèbres qui m'environnent, conduis-moi, je ne demande pas à voir les horizons lointains, un seul pas à la fois, c'est assez pour moi, conduis-moi O très douce Lumière.
John Henry Cardinal Newman
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21.02.2007
Convertis toi et crois à la Bonne Nouvelle
Chers frères et soeurs dans le Christ,
Je reviens de la messe des Cendres qui marque notre entrée en Carême et pour moi un nouveau départ dans ma vie de chrétien et d'homme. Avant de rentrer en province pour les vacances, j'ai pris le temps de partir en retraite dans un monastère de bénédictines, avec les jeunes de ma paroisse parisienne et deux frères dans le Christ qui se reconnaîtront.
C'est quand le Bonheur ? Notre aumônier avait repris le refrain d'une chanson de Khâli ou Benabar (je n'en sais trop rien mais enfin un chanteur à la mode...) pour nous servir de fil rouge au cours de la retraite.
J'arrive au bout d'un tunnel un peu difficile. Ou plutôt j'entrevois en moi l'amour du Christ et sa lumière. Et je réalise que le Bonheur n'est pas dans un idéal éthéré et inaccessible, dans un Dieu lointain mais que le Bonheur c'est maintenant, oui le Royaume de Dieu c'est aujourd'hui dans ma vie d'homme, dans ma chair : il doit jaillir au coeur même de mes limites et de mes faiblesses. N'est ce pas le symbole des cendres que nous avons reçu aujourd'hui ? Le Bonheur c'est aussi la vie avec mes frères, cet amour vrai dans l'intimité réciproque c'est à dire, étymologiquement, la connaissance profonde de l'autre.
Ce temps de retraite et le Carême qui commence vont marquer pour moi un temps d'abandon à la Volonté de Dieu. Un temps aussi pour retrouver l'humilité et jeter un regard réaliste sur moi. Un temps pour laisser le Seigneur prendre les commandes. Alors je me confie à votre prière fraternelle et vous assure de la mienne en retour.
à tous un beau Carême 2007,
fraternellement
Aelred
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