23.03.2008

La Résurrection : Jésus, le Dieu qui danse

 

CHRIST EST RESSUSCITE ! ALLELUIA ! ALLELUIA !

 Belle fête de Pâques à toutes et à tous !

 

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Je ne peux croire que dans un Dieu qui danse ! disait Nietzsche

 

Mais le Christ est ce Dieu qui danse ! Comme on peut le voir sur la fresque de l'église Saint Sauveur de Chora à Constantinople : le Christ descend en enfer, il écrase les portes de l'enfer avec un pied ; et de l'autre il ébauche un mouvement de remontée d'une blancheur fulgurante, et il arrache Adam et Eve à leurs tombeaux ! Le voilà le Dieu qui danse !

 

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Et le chrétien c'est un homme qui danse dans la joie de savoir que l'amour est plus fort que la mort, dans la joie de savoir que nous ne sommes plus bloqués dans l'espace-temps scellé par la mort ! Il n'y a plus de mort ! Il y a des passages peut-être difficiles, peut-être douloureux mais des passages toujours vers la Résurrection. Et c'est ce christianisme vivant que les jeunes découvrent à Taizé."

(Olivier Clément, Taizé, un sens à la vie)

 

 

21.03.2008

Vendredi Saint : Dieu plus fort que le Mal

En ce jour de Vendredi Saint, je vous propose une méditation d'Olivier Clément, professeur de théologie et de spiritualité au séminaire orthodoxe Saint Serge à Paris, extraite de son livre Taizé, un sens à la vie.

" Il ne faudrait pas croire que Dieu est moins sensible que nous au mal commis par l'homme. Au contraire, il est celui qui en souffre le plus. Mais avec Dieu, le mal n'a jamais le dernier mot ! Dieu est plus fort que le mal ! C'est là toute la Puissance de la foi chrétienne : il n'y a pas les forts et les faibles, les vertueux et les autres, mais il y a le Christ qui est partout, qui est descendu en enfer et qui ne cesse de descendre dans notre enfer intérieur. Nous ne sommes donc jamais perdus, même si nous avons le sentiment de l'être. S'il est vrai qu'en entrant dans la lumière de Dieu, nous découvrons toute notre vie avec lucidité, et qu'il n'y a pas une larme que nous ayons fait verser qui ne soit notre enfer intérieur, c'est aussi à ce moment là que le Christ apparaît et qu'il s'interpose à tout jamais entre l'enfer et nous. Cet enfer,nous dit-Il, je l'ai pris sur moi. Ce que je te donne, c'est l'amour du Père et rien d'autre.

 

Sainte Thérèse de Lisieux disait : Si j'avais commis tous les crimes possibles, je sentirais que cette multitude d'offenses serait comme une goutte d'eau dans un brasier ardent

 

 

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Dieu veut que tous les hommes soient sauvés (Première lettre à Timothée) et le péché (mais ce n'est jamais un péché définitif) c'est de ne pas comprendre toute la portée, toute la puissance de la Résurrection. Le péché est finalement dans le désespoir. Quelqu'un a dit que le péché de Judas n'a pas été de trahir le Christ, mais de désespérer de son salut. Et même là, je n'en suis pas sûr : quand nous parlons de Judas c'est le Judas intérieur qui est en chacun de nous que nous dénonçons. Quant à la personne de Judas, on ne peut que la remettre au mystère de la Miséricorde divine, la prière n'ayant pas pour but de rendre Dieu miséricordieux mais d'ouvrir l'homme à la Miséricorde de Dieu.

 Il faut prier pour tous car le salut universel n'est pas automatique : dans le coeur de Dieu, tout le monde est sauvé mais encore faut-il que les hommes s'ouvrent à ce salut qui leur est offert. Or la vie et l'amour circulent par la prière et cela change toujours quelque chose de mettre un être humain en relation avec Dieu, avec sa miséricorde, avec sa lumière. Seulement nous n'avons pas absolument la mesure : Dieu n'est limité ni par l'espace, ni par le temps et une existence humaine se déploie à l'infini.

Je demandais au père Sofrony, grand mystique contemporain et moine de l'Athos, ce qui se passerait si un être humain refusait d'ouvrir son coeur et d'accueillir cet amour qui lui est offert. Il m'a répondu : Soyez sûr que, tant qu'il y aura quelqu'un en enfer, le Christ y sera aussi. Et tous ceux qui ont commenté Isaac le Syrien (cf sur ce blog, le post Ne regarde pas nos péchés) dans cette tradition ont rappelé que Dieu reste à la porte de chaque coeur qui lui demeurent fermés et que, s'il le faut, il attendra toute l'éternité que ces coeurs s'ouvrent à Lui. "

 

Olivier Clément

20.03.2008

Fête de la Sainte Cène du Seigneur

ANIMA Christi, sanctifica me.

 


Corpus Christi, salva me.

 


Sanguis Christi, inebria me.

 


Aqua lateris Christi, lava me.

 


Passio Christi, conforta me.

 

 

O bone Iesu, exaudi me.

 

 

Intra tua vulnera absconde me.

 


Ne permittas me separari a te.

 


Ab hoste maligno defende me.

 


In hora mortis meae voca me.

 


Et iube me venire ad te,

 


Ut cum Sanctis tuis laudem te

 


in saecula saeculorum.

 



Amen.

 

 

 

 

 

 

 

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Paroisse anglicane St Clément (Philadephie)

 

 

 

 

Ame du Christ, sanctifie moi

 

Corps du Christ, sauve moi


Sang du Christ, enivre-moi


Eau du côté du Christ, lave-moi


Passion du Christ, fortifie-moi

 


O bon Jésus, exauce-moi

 


Dans tes blessures, cache-moi


Ne permets pas
que je sois séparé de toi


De l'ennemi, défends-moi


A ma mort, appelle-moi


Ordonne-moi de venir à toi,


Pour qu'avec les saints je te loue


Dans les siècles des siècles.

 

Amen

 

 

 

 

Voici, pour écouter ce cantique daté du XVIème siècle, attribué par certains à Ignace de Loyola. Il est ici interprété par les choeurs diocésains de Rome (oui, oui vous êtes sur le blog d'un vieux catholique d'Utrecht...) sur une mélodie de Mgr Marco Frisina.

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